Mise en place du socle commun

Publié le par laurence charlet

 

Mise en œuvre du socle et sa validation

 

 

Cadres de référence actuels du socle

Evolution de la société et nécessité de supprimer les sorties sans qualification

130 000 élèves /an

Contexte :

  • Loi d’orientation et de programme du 25 avril 2005 (loi Fillon sur l'avenir de l'Ecole)

  • Décret du 11 juillet 2006 (Décret de Robien)

     

Les grandes compétences retenues :

  • Cadre européen, 8 compétences clés :

Communication dans la langue maternelle

Communication dans une langue étrangère

Culture mathématique et compétences de base en sciences et technologie

Culture numérique

Apprendre à apprendre

Compétences interpersonnelles, interculturelles et compétences sociales et civiques

Esprit d’entreprise

Sensibilité culturelle

 

  • Socle commun français, 7 grandes compétences ou 7 piliers :

 

La maîtrise de la langue française

La pratique d’une langue vivante étrangère

Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique

La maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication

La culture humaniste

Les compétences sociales et civiques

L’autonomie et l’initiative

 

 

 

 

Compétences : les points forts partagés

complexité de la tâche et caractère global et transversal de la compétence

situations contextualisées mais diversifiées

transférabilité d’une situation à l’autre

apprentissage et répétition de procédures

le socle n'est pas un objet d'enseignement

le socle n'est pas le programme

la validation est forcément interdisciplinaire

Quelques constats …

  • situations souvent fermées et guidées

  • démarche souvent prédéfinie et imposée par une procédure

  • hétérogénéité souvent gérée hors de la classe ou contournée

  • évaluations souvent réduites à des notes, souvent sans explicitations

 

 

Quelle évolution des pratiques ?

-Evaluation / validation

-Tâches simples / tâche complexe

-Attitudes

-Progressivité, mais sans attendre la maîtrise des automatismes

- Motiver, donner du sens

 

Processus de validation du socle commun au collège

 

La validation s’effectue exclusivement au niveau des 7 compétences

Chacune des sept compétences doit être validée pour que la maîtrise du socle soit validée: pas de compensation

Les domaines ne sont pas un niveau de validation

Les items sont un niveau d'information

 

Unecompétence peut être validée même si tous les items ne sont pas renseignés.

Les équipes éducatives sont libres de renseigner ou non les items pour une compétence validée … mais … elles sont en revanche tenues de renseigner (en les datant) les items maitrisés d’une compétence non validée.

Le LPC répond à un double objectif :

attester la maîtrise des compétences du socle commun

donner aux équipes enseignantes un instrument efficace de suivi personnalisé des élèves

 

LPC et DNB

Article L. 332-6:

« le diplôme national du brevet sanctionne la formation acquise à l’issue de la scolarité suivie dans les collèges ou dans les classes de niveau équivalent …

Il atteste la maîtrise des connaissances et des compétences du socle commun, intègre les résultats de l’enseignement d’éducation physique et sportive et prend en compte, dans des conditions déterminées par décret, les autres enseignements suivis par les élèves … .

Il comporte une note de vie scolaire. Des mentions sont attribuées … »

 

 

L’arrêté du 9 juillet 2009 relatif aux modalités d’attribution du DNB

 

«…sont prises en compte pour l’attribution du DNB :

La maîtrise du socle commun de connaissances et de compétences, palier 3 ;

La note obtenue à l’oral d’histoire des arts ;

Les notes obtenues à l’examen du brevet ;

Les notes de contrôle continu

La note de vie scolaire.

Le DNB est attribué aux candidats ayant validé le socle commun de connaissances et de compétences et obtenu une note moyenne égale ou supérieure à 10 …»

 

Le socle est une partie du DNB mais ne se confond pas avec lui :

les épreuves écrites et orale du DNB, ainsi que le contrôle continu, correspondent aux exigences des programmes de la classe de troisième, qui, pour certaines compétences, sont différentes et d’un niveau supérieur à celui du palier 3 ;

 

par conséquent, si l’obtention du DNB entérine la validation de la maîtrise du socle, la réciproque n’est pas vraie: la validation de la maîtrise du socle ne signifie pas obtention du DNB ;

 

les épreuves de l’examen du DNB ne constituent pas un « examen de socle »  et il n’est

pas question d’en faire un.

 

Tout élève se présente au DNB, qu’il maîtrise ou non le socle commun.

 

Le jury est souverain pour attribuer le DNB au vu des éléments du dossier scolaire : les notes d’épreuves et de contrôle continu, la note de vie scolaire, la fiche Brevet (qui porte l’avis du conseil de classe), et l’attestation de palier 3.

L’attribution du DNB atteste la maîtrise du socle commun. Lorsque le jury décide d’attribuer le DNB à un élève qui n’a pas obtenu la validation de l’ensemble des compétences, les compétences manquantes au palier 3 ne sont pas « rétro-validées ».

LPC et CFG

Pour obtenir le CFG, les élèves doivent valider des compétences du socle au moins au palier 2.

L’attestation permet de valider des compétences aussi au palier 3 (objectif des élèves de SEGPA).

 

 

Tâche complexe :

 

Une activité complexe est proposée. Les élèves s'y attellent, motivés par la difficulté, et résolvent plus ou moins bien le problème posé. Plusieurs cas se présentent :

Cas 1 :

ceux (peu nombreux sans doute au début) qui réussissent globalement

on évalue positivement les compétences prévues pour cette activité (1, 3 et 7 par exemple).

On repère les items (opérations) ayant posé problème, malgré la réussite globale de la tâche (action), afin d'augmenter la performance.

On les précise à l'élève (au niveau de "mini-grilles") mais cela n'empêche pas l'évaluation positive de l'ensemble.

Une activité complexe est proposée. Les élèves s'y attellent, motivés par la difficulté, et résolvent plus ou moins bien le problème posé. Plusieurs cas se présentent :

Cas 2 :

ceux (plus nombreux) qui réussiront avec des aides.

On peut évaluer positivement les compétences (actions), pour lesquelles l'aide modérée (notamment stratégique) n'est pas incompatible avec une certaine maîtrise

On peut repérer les items (opérations) qui ont empêché la réussite globale.

On peut évaluer positivement les opérations réussies sans aide.

 

Une activité complexe est proposée. Les élèves s'y attellent, motivés par la difficulté, et résolvent plus ou moins bien le problème posé. Plusieurs cas se présentent :

Cas 3 :

ceux qui, même avec des aides, ne pourront même pas ou difficilement commencer.

nécessité d'une aide de proximité, par l'enseignant ou des camarades.

identification des opérations (items) les plus limitantes

manque des automatismes de base

mais il est possible de trouver des attitudes ou des compétences transversales qui permettront malgré tout une évaluation positive afin de les valoriser et les motiver à progresser.

 

l'élève doit trouver "comment s'y prendre" car procédure non fournie: productions très variées (hétérogénéité)

moins de "fausses réussites"

on repère et identifie (opérations qui posent problème), on aide sur ces points et on remédie (de façon ciblée) [PPRE]

plus difficile et souvent en groupe

moins scolaire (plus motivant ?)

"estimer" la maîtrise des compétences mises en jeu c'est...

==> identifier une ou deux opérations (= items) non réussies

==> remédier (pour progresser)

Favoriser l'auto-évaluation, au moyen de grilles, pour les opérations ou tâches simples (items, dont capacités et attitudes)

Intérêts:

conserver les informations sur une année et d'une année sur l'autre

mutualiser les informations entre disciplines

 


 

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